Presse

Zibeline n°51, avril 2012 – Maryvonne Colombani

Certes, il y a un roman en 1900, de L. Frank Baum, mais surtout le film de Victor Flemming en 1939 ! Reprendre Le magicien d’Oz, au cœur de la malheureuse manie des comédies musicales, présentait de nombreux écueils, dont la tentation d’imitation servile… Aussi, c’est un véritable plaisir de découvrir cette adaptation par la cie Ainsi de suite qui joue avec le conte, jongle entre les niveaux de lecture, sait user de la distanciation ironique. La mise en scène inventive de Claude Pelopidas enchante petits et grands. Un nouveau personnage, apparaît : une sorcière fée dans son immense robe rouge, raconte, chante, devient une Castafiore que les personnages remettent en place. La narration est commentée et les musiques composées par Martial Paoli (clavier), Stéphane Albertini (guitare), Jean-Christophe Gairard (violon), s’enchâssent avec humour dans cette histoire rocambolesques. Dorothy est moins naïve que Judy Garland ; le lion a perdu sa crinière, l’homme en fer blanc danse le hip hop, l’épouvantail reste drôle et candide ; et la sorcière méconnaissable lorsqu’elle est tante Em, le magicien plus subtile que celui de la comédie musicale, s’en donnent à cœur joie dans cette création enlevée.

 

La Marseillaise, 13 avril 2012 ­– Annie Villata

Le théâtre du Jeu de Paume a accueilli sur ses planches la compagnie Ainsi de suite pour son spectacle Le magicien d’Oz dans une mise en scène de Claude Pelopidas. Le livre fut publié en 1900, puis porté au cinéma en 1939, avec Judy Garland, dans le rôle de la petite orpheline Dorothy Ems. C’est un classique de la littérature enfantine. Et Emilie Roudil, la comédienne, a relevé le défi haut la main en jouant ce rôle avec beaucoup de fraicheur. En Amérique, dans le Kansas, dans une petite maison, c’est l’anniversaire de Dorothy. Un cyclone survient, la fillette tombe à terre, et fait un étrange rêve. Elle rencontre dans son voyage des Grignotins facétieux, une fée narratrice et chanteuse (C. Bécquerelle), des méchantes sorcières.

Elle croise Courte Paille (M. Philippon), un épouvantail sans cervelle, un bucheron de fer blanc (R. Pop) qui danse le hip hop et qui voudrait un cœur, puis un lion très peureux (O. Cesaro). Tous les quatre vont partir à la recherche du grand magicien d’Oz, vers la cité d’Emeraude. Ils traversent forêt et rivière, puis font face à l’horrible sorcière et en triomphent. Le gardien du royaume d’Oz leur donne alors des lunettes magiques. Enfin, après toutes leurs aventures, ils rencontrent le mystérieux magicien (C. Pelopidas) qui leur explique qu’il faut affronter sa peur pour être courageux, que pour pouvoir, il faut vouloir. Il suffit d’y croire, « Yes you can ! ». Dorothy peut donc rentrer chez elle, chez son oncle et sa tante. Elle se réveille, le docteur à ses côtés. Dorothy a fait un rêve merveilleux. Elle sait maintenant que l’on a au fond de soi ce que l’on recherche.

Le magicien d’Oz est revisité pour notre époque contemporaine : mise en scène sobre, jeux des lumières, slam, jazz, airs et danses des comédies musicales, ou bien airs au violon par J.C. Gairard. On y retrouve quelques masques de la Commedia dell’Arte. On peut reconnaître la chanson Over the rainbow, célèbre thème musical du film. Tout cela avec un brin d’humour !

Un voyage fantastique, drôle, coloré, émouvant. Un moment enchanté pour petits et grands. Bravo !

 

Top 13, juin 2011

Dorothy, le lion poltron, l’épouvantail et leurs compagnons de fortune sont de retour au théâtre ! La compagnie Ainsi de Suite a choisi d’adapter cette célèbre histoire en mêlant chant, musique, danse et commedia dell’arte. Le mélange des genres prend et surprend : l’Homme en fer dansant le hip hop, pour sûr, on n’avait jamais vu ça du côté du Pays d’Oz !